Club d'aéromodélisme se situant sur la commune de Scaër (29), disposant d'un terrain FFAM


Electrique ou thermique ? Analyse comparative. mis en ligne par Marc Sellier

Partagez
avatar
EVDV
Licencié AMCF
Licencié AMCF

Nombre de messages : 4
Date d'inscription : 07/01/2018
Age : 47

Electrique ou thermique ? Analyse comparative. mis en ligne par Marc Sellier

Message  EVDV le Ven 12 Jan 2018 - 20:58

Eternel débat que le choix du type de motorisation...

 








Afin de clarifier ce point et de chasser les idées préconçues, voici une analyse simple et chiffrée, qui démontre que chaque pratique en motorisation a ses avantages et ses inconvénients.



L’électrique est plus propre, silencieux pour le voisinage, moins contraignant en vibration pour les cellules, mais lourd en terme de consommation (nécessité de disposer d’une valise d’accus couvrant les besoins de la journée au terrain, ou de recharger sur place), et l’absence de bruit pénalise le maquettiste. En revanche, le risque d’arrêt moteur est quasiment nul si on exclut les pannes de composants électroniques (moteur, contrôleur), malgré tout récurrentes le plus souvent liées à un mauvais refroidissement. Revers de la médaille, l’autonomie des vols, liée à la capacité des accus, est relativement courte. De plus la durée de vie limitée de ces accus entraine à long terme un cout non négligeable en consommation. En théorie, le nombre de recharge (appelés cycles) est estimé en moyenne par le fabricant à 100 cycles. Dans la pratique, un lipo qui atteint les 60 cycles sans encombre (pas de gonflement ni de souci de charge) a bien vécu. Autre contrainte, la charge ne peut se faire que sur un accu lipo refroidi après utilisation.


Le thermique est bruyant, parfois dans l’intérêt du réalisme recherché en maquette, gras (moteurs au méthanol), malodorant (moteurs essence), sensible aux variations climatiques (hygrométrie, température jouant sur la carburation). Les vibrations engendrées fatiguent plus rapidement les cellules, et ne permettent pas d'installer un thermique sur une cellule initialement prévue pour de l'électrique. Réciproquement, l’autonomie de chaque vol est plus importante qu’en électrique. De fait, Il n’est pas rare de pouvoir voler plus de 20 minutes. Enfin, l’investissement de départ à puissance équivalente est inférieur (moteur + contrôleur + accus > moteur thermique), le carburant essence ou méthanol étant toujours moins onéreux que les packs lipos à l’achat. Un bidon de 5 litres de carburant méthanol se vend aux alentours de 30 €, et autorise pour un 7.5 cc 2 temps une autonomie de 12 à 13 pleins, soit 3h 15 de vol environ.





Ci-dessous un comparatif chiffré pour une motorisation équipant un avion de début, type trainer Calmato ailes hautes de 1.6 mètre environ, pour un poids en ordre de vol entre 1.7 et 2.6 kg, à composants de qualité égale. Le premier tableau résume l'investissement de départ, les 4 autres détaillent le cout en terme de consommation, considérant qu'à partir du quatrième tableau l'utilisateur a investi dans 3 accus afin d'élargir son autonomie à 30 minutes de vol. Les temps de charge des lipos ne sont pas détaillés dans cette présentation, mais restent un facteur important à ne pas négliger.

















Conclusion :
Alors de fait, l'électrique est moins onéreux sur la totalité des couts (motorisation + énergie), mais l'investissement de départ reste élevé et la contrainte de l'autonomie limitée des accus (et des charges associées) reste un handicap lourd.

A chacun de choisir si on préfère acheter du carburant au fil de l'eau et pouvoir voler tant que le bidon n'est pas vide, ou investir dans un lot d'accus ( il est vrai utilisables sur d'autres modèles) couvrant les besoins de la journée, ou encore se limiter à un ou deux accus, et devoir les charger après chaque vol.

Posté par Marc Sellier

    La date/heure actuelle est Mar 23 Oct 2018 - 3:46